Un pari

La police ne peut rien faire quand une femme est menacée par son compagnon. C’est la première phrase que j’ai entendue dans le commissariat de police d’Argenteuil, en France, alors que j’attendais une signature quelconque pour pouvoir travailler chez le photographe de la ville. J’avais seize ans.

2014, un « islamiste » québécois tue un militaire dans un parking de Saint-Jean sur le Richelieu. La police avait une caisse de soupçons, de pages Facebook et une tentative de départ vers la Syrie. Mais on ne peut rien faire contre les menaces et les craintes.

Parions que très vite, les menaces vont être prises au sérieux. Autant au sérieux que celles que l’on pourrait proférer à un agent dans un aéroport. Et alors, une loi va être votée pour assimiler ces craintes à des délits et arrêter ceux qui les profèrent. Et, pour le coup, les femmes seront enfin protégées par défaut, grâce à une loi canadienne contre les menaces terroristes… Parce que, dans la foulée, il faudra bien que ce type de loi s’applique aussi aux menaces faites aux femmes par leur compagnon.

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