Québec – État des lieux juin 2012.

Peut-être est-ce trop évident, nous n’avons pas entendu parler de la chasse à l’électeur que se livrent Jean Charest et François Legault. Leur « philosophie » (n’hésitez pas à faire le geste pour indiquer les guillemets) est identique, tout comme leur langage, leur clientèle, à quelques années près. Tout comme Nicolas Sarkozy courait après les foules de Marine Le Pen, M. Charest marche dans les pas des partisans de la CAQ. Frais de scolarité, syndicats, obéissance, rigidité, intelligence limitée de la réalité, forment l’essentiel du combat idéologique mené par les deux coqs.

Pour ces deux-là, l’économie du Québec se résume à faire travailler à tout prix leurs classes moyennes et moins moyennes quand M.Charest ou sa énième faire valoir parle de 60 000 et 120 000 dollars de revenus annuels.

Rappelons que 75 % des contribuables gagnent moins de 50 000 dollars par an. Ce nombre cache des enfants qui vivent dans des conditions inacceptables, des mères qui tentent la survie. L’ONU confirme. Avons-nous fait tellement de progrès depuis Pierre Vallières et Michel Chartrand ou sommes-nous tout simplement revenus en arrière ?

De l’autre côté, le PQ continue de réchauffer ses muscles depuis 1995, au point où l’on peut se demander si sa remise en forme ne l’a pas épuisé complètement. Il est vrai qu’il revenait de loin, après son déclin mis en œuvre par Lucien Bouchard avec beaucoup de professionnalisme. Au PQ, on trouve de tout, comme chez Jean Coutu, mais rien pour nous soigner et les amis sont rares. Tétanisé par la peur de parler d’indépendance, à force de n’en pas parler, incapable d’élaborer un projet de société clair, le PQ ne semble plus soutenir personne, même pas les quelques députés remarquables qui ont cloué le bec au gouvernement.

Reste Amir. L’autre jour, sur le boulevard St-Laurent, un petit groupe de filles et de gars chantait « il est beau Amir ». On n’imagine pas, au Québec combien nous avons besoin de ces militants du quotidien, qui consacrent vraiment leur vie et leur carrière à améliorer les nôtres. Pas comme cette ministre de secours qui se raconte des histoires à elle-même, mais comme des citoyens que nous voudrions tous être.

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