Incendies

Maires des deux grandes villes du Québec, gouvernement provincial, ont condamné les syndicats. La technique ? Y mettre le feu, incendier les pompiers, allumer les policiers, éteindre les employés de l’état. En brulant les ententes sur les retraites, les gouvernements ont déclaré une guerre au peuple. Il fallait s’attendre à des manifestations musclées à la suite d’une telle révolution des relations de travail élaborées au fil des jeunes années du Québec.

Il fallait s’attendre, c’était voulu, que les gouvernements allaient, suite à ces manifestations, prendre des mesures disciplinaires iniques. Les employés et les ouvriers n’ont pas de canaux d’expression. Ils n’ont pas accès aux medias, et en sont réduits à des marches ou au collage d’affichettes sur les véhicules. Sans quelques renversements de barricades, un feu de pancartes au milieu de la rue, ils n’ont aucun pouvoir. Quand un gouvernement déchire des ententes signées ou supprime des services, que peut-on faire ?

Mais il ne s’agit pas que des retraites, il s’agit d’éradiquer le syndicalisme québécois. Labaume, Coderre, Couillard, Moreau et son gazon n’aiment pas les syndicats. Une grande partie de la population non plus. Présentés comme des empêcheurs, comme les responsables des hausses de prix, comme des sectes qui s’accaparent des meilleures emplois et des plus gros revenus, les syndicats et le syndicalisme en général sont devenus les boucs émissaires.

Dans la vraie vie, cependant, les pays les plus syndicalisés sont les plus riches, ceux qui accumulent le moins de jours de grève, ceux où les inégalités sont les moins criantes. Les syndicats sont des outils démocratiques puissants, réduisent les dissensions et participent au progrès social.

Le journaliste Antoine Robitaille notait justement que les plus grandes hausses des budgets gouvernementaux ont été provoquées par le sauvetage d’institutions bancaires, suite à de nombreuses malversations.

Il y a cependant un danger encore plus grand que la cupidité des banques : c’est la stupidité et la malhonnêteté des gouvernants, une saga révélée avec Gomery, a traversé Charbonneau et n’est pas prête de s’arrêter… Nous avons voté pour les mêmes.

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