Bravo les filles !

Nous avons retrouvé la Josée Legault des grands moments à l’émission de Joël Le Bigot :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/

Nous sommes à la 40ème minute de la quatrième heure de l’émission du 15 novembre 2014.

Les statistiques qu’elle cite et celles que nous connaissons tous déjà à propos de la violence envers les femmes remettent effectivement en perspective l’administration de la justice et le besoin pressant de sa reconquête par la moitié féminine des citoyens.

Ajoutons que, comme les Grecs anciens le préconisaient, comme aussi nos lois le prévoient, accuser une personne pour des délits qu’elle n’a pas commis constitue aussi un délit. Ceux que l’on accuse peuvent aussi poursuivre les délateurs en diffamation et obtenir leurs noms. Quant à la présomption d’innocence, c’est un principe de droit qui doit diriger les tribunaux, pas obligatoirement les citoyens qui ont été témoins des faits. Si vous ou moi avons clairement connaissance de crimes, ou si nous en sommes vraiment des victimes, c’est un devoir de les dénoncer : nous ne sommes pas des tribunaux, nous ne jugeons pas, nous exposons des faits.

La police et les institutions de la justice doivent se réinventer afin que la moitié de l’humanité ne soit plus la victime de l’autre moitié, affiner les méthodes d’enquête et s’assurer que l’éducation commence tôt. Quand 90 % des agressions ne sont pas déclarées, tout incitatif à la dénonciation ne constitue pas une chasse aux sorcières. Ce premier décembre, des femmes indiennes ont battu un harceleur dans un bus. Même si nous sommes contre la violence, reconnaissons le courage de ces femmes et approuvons leur geste.

Il faut rapprocher ce que l’on a appelé « des dénonciations anonymes » de l’omerta omniprésente, partout dans le monde, particulièrement en politique. Tout le monde savait « pour Dominique Strauss-Kahn » nous ont dit les journalistes. Personne ne parlait. Le docteur Barrette, interviewé aux Francs-tireurs, nous dira lui aussi que tout le monde savait tout « pour Porter » avant qu’il soit nommé à la tête du CUSM. Pourquoi nous le savions ? ajoutera-t-il en substance, « parce que nous (les médecins), on fait tous des « Fellows » aux États-Unis » et on « connaissait même des gens de Détroit  » (où Porter a sévi). Si Porter est parvenu à la tête du CUSM, c’est, selon Barrette, la faute au conseil d’administration de MCGill…auquel ceux qui « savaient » n’ont évidemment rien dit.

Où tracer la ligne entre le risque de dénonciation calomnieuse et le silence coupable ? Certainement pas en se cachant derrière le principe – juridique – de la présomption d’innocence.

http://lesfrancstireurs.telequebec.tv/rubrique.aspx?id=2

http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7198483

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4 commentaires pour Bravo les filles !

  1. Christiane Cadieux dit :

    Merci Alain,
    C’est toujours avec beaucoup de bonheur que je lis chacun de tes articles.
    Merci encore Alainxx

  2. OUEGNIN Carole dit :

    Je viens de découvrir votre blog et j’ai bien aimé vos divers articles. Je continuerai à vous lire. Carole Ouégnin du consulat de France

    • alaincognard dit :

      Merci pour votre participation. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, le blog, ce n’est que mes idées mais nous sommes tout de même 7 milliards à en avoir.
      AC

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