Macron : une certaine misogynie.

Durant sa conférence de presse, une journaliste a demandé au président comment il pouvait dire aux Français qu’ils ne travaillaient pas assez, moins que les autres pays d’Europe. Macron, toujours condescendant, lui a lancé un « vous avez sans doute confondu avec la productivité ».

Macron ne pouvait pas ignorer les chiffres de la journaliste, comme président, à cause des écoles qu’il a fréquentées et comme un enfant de la banque Rothschild. Il savait que la journaliste avait raison : les Français sont parmi ceux qui travaillent le plus en Europe après les Anglais et les Espagnols.

Les Français travaillent plus que les autres et leur productivité est meilleure. Certains disent même que si cette productivité est bonne, c’est aussi parce qu’en France, ce sont les diplômés qui travaillent le plus et bénéficient de ces fameuses heures supplémentaires « défiscalisées », propices au burning, tandis que les plus pauvres se contentent de travail temporaire de ces fameux CDD (contrats à durée déterminée) qui permettent aux entreprises de conserver des employés sans leur accorder les avantages reliés à l’emploi. Ils sont moins scolarisés et travaillent souvent dans des conditions difficiles. On croirait voir l’image sociale des États-Unis Et c’est justement celle que Macron semble vouloir imposer comme une réponse aux problèmes « hérités des décennies précédentes ».

Contrairement à ce qu’un journaliste a dit (l’un des seuls à avoir remarqué l’erreur), Macron ne s’est pas trompé. Il s’est payé la journaliste, la deuxième de la conférence. Sans possibilité de réaffirmer sa position, de rectifier le président, la journaliste n’a pas eu de réponse à sa question. Le président a repris sa comm, fort de sa position, sachant bien en bon publicitaire que personne ne remarquerait sa glissade.

Macron vogue sur son image de « baby’s face ». Il ne s’embarrasse pas de considérations économiques ou sociales, il veut mettre en place un système fortement inspiré des demandes de sa clientèle. Une politique écrite sur le coin d’une nappe sans aucune base économique ou scientifique.

La fameuse « erreur » d’Emmanuel Macron est un véritable révélateur. Il ne pouvait pas se tromper. Il savait que la journaliste avait raison. Par bonheur pour lui, c’était une femme qui contestait sa parole. Il y avait peu de chances que l’incident prenne de l’importance dans les commentaires qui allaient suivre. Mais pour nous, le président a voulu faire sortir du débat une journaliste, une femme, en attaquant sa crédibilité pour éluder la question et hypnotiser la salle. En même temps, Macron s’est montré comme un vrai misogyne.

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