La démocratie est une dynamique.

La récente loi anti avortement votée en Alabama pose le vrai problème de la liberté et de la démocratie, du progrès humain et du sens de la vie : que voulons-nous devenir, nous humains et gestionnaires principal sinon propriétaires, de la planète.

Bien des citoyens veulent croire que la démocratie est, seulement, l’expression d’une pensée, d’une volonté. Que chacun est libre de s’exprimer et que la volonté majoritaire est la bonne, quand bien même cette majorité se réduit aujourd’hui à quelque 25 % des citoyens pouvant voter.

Je pense le contraire. La démocratie est dynamique. Elle est avant tout un processus d’évolution, une méthode empirique de gérer notre existence et celle de notre arche vivante.

Maintenant qu’il est devenu clair que la « nature » ne pourra plus assurer elle-même sa survie, que les espèces disparaissent, que la pollution a rempli les espaces qui servaient autrefois à rétablir son équilibre, forêts, océans et continents polaires, ce travail revient à notre espèce.

Quel est le lien avec l’avortement en Alabama ? Tout d’abord, la philosophie, la pensée, tout ce qui nous permet d’élaborer un système politique et social soutenable. Les femmes ne sont plus (l’ont-elles jamais été autrement que par la force et l’absurdité de religions) une ressource gérée par les hommes. Les lois qui ont permis l’avortement ne sont rien d’autre que la prise en compte de cette réalité. Il ne s’agit plus ici d’être, ou pas, d’accord avec l’avortement, mais de permettre l’inclusion des femmes dans leurs propres affaires, et celles de nos sociétés, de la manière la plus intelligente et la plus démocratique qui soit.

Cela ne vaut pas que pour l’avortement, mais pour toutes les avancées reconnues par un nombre de plus en plus grands de citoyens dans le monde : la paix, les méthodes de résolution des conflits, des droits fondamentaux enchassés dans des Constitutions, la reconnaissance de la science et de ses limites, l’égalité, parmi tant d’autres.

Mais il manque un chaînon : l’éducation. C’est une constante, pour les femmes comme pour les hommes. Si les projets ne sont pas enracinés dans l’éducation, ils resteront toujours provisoires.

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