Puissants et misérables

Ce n’était pas une intuition, c’était une évidence. DSK ne serait pas condamné. Je ne pouvais pas croire, pourtant, que c’était le procureur lui-même qui allait le libérer, je m’attendais plutôt à une démonstration magistrale de ses avocats pour imposer « un doute raisonnable » qui aurait pasteurisé la réalité… jusqu’à cette tirade annonciatrice du juge qui craignait « que l’on puisse condamner tout homme qui ferait entrer une prostituée dans son auto », pourtant une bonne idée.

Selon le procureur, DSK a bénéficié du même traitement que tous les autres accusés. Certainement pas. Le procureur n’a pas vraiment considéré ce qui, dans d’autres cas, aurait constitué des preuves évidentes. Le petit citoyen qui achète dans la rue un ordinateur volé est toujours condamné… Même Sarkozy ne pourrait pas acheter une Rolex à Barbès.

Pour un témoin, Jade, DSK savait que les filles étaient payées. L’une d’elles aurait même reçu de lui une paire de chaussures à 900 euros. D’autres auraient reçu des montants importants « pour leurs dépenses »… Pour le procureur ce n’est peut-être pas une preuve, mais pour Bercy ou pour le citoyen ordinaire, cela constituera probablement des revenus, déclarés ou non…

Directeur du FMI, à la tête des finances de la planète, DSK aurait dû savoir que « le matériel » ne venait pas gratuitement pour son corps d’éphèbe. Il aurait dû se rendre compte (et cela a dû faire un peu peur à la défense) que parler de ce « matériel » avec les complices qu’il retrouvait ensuite à Washington constituait aussi une preuve. En clair, cela signifiait que quelqu’un, avec qui il avait des relations, se chargeait de payer et faire voyager des femmes pour des « soirées détente » entre amis… et quels amis !

Pouvait-il ignorer que « la saumure » est un terme d’argot qui désigne proxénète, malfrat, maquereau, souteneur ? Aurait-il pu, le chef du FMI, ne pas faire la différence entre un barbeau et un ami libertin ? Chef naïf du FMI, aurait-il pu confondre le FMI et un Shylock ?

Nous avons bien compris que les politiques et les « puissants » ne touchent jamais aux valises d’argent, ne parlent pas au téléphone (sauf parfois avec des prépayés) et dressent autour d’eux un mur. Mais dans le procès qui vient d’être torpillé, l’accusé lui-même a couché avec les valises, avec « le matériel ». Pas coupable ?

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Ramenez-nous les escrocs

Quand la mafia commandait les politiques, personne n’avait besoin de leur compétence. Un trottoir coûtait tant, surplus, extras et rétrocommissions inclus, 20 à 30 pour cent a-t-on appris. Aujourd’hui, les politiques sont — pour un temps — seuls pour gérer les gouvernements. Et ce n’est pas très beau. Malgré un rabais inespéré du même ordre que les anciennes rétrocommissions, qui ne sont plus payées en principe, les taxes et les fameux « tarifs » augmentent, les services diminuent et nous sommes gouvernés, dirigés devrions-nous dire (tant le maniement du gouvernail est étranger à ces gens venus de lointains espaces), par des farceurs qui se contredisent, ne semblent rien comprendre et se moquent des citoyens.

L’un arrive d’Arabie, l’autre faisait du 1500 patients en même temps qu’exercer son sacerdoce de député, un troisième roule sur les gazons de Laval avec sa voiture de fonction. Et la plupart faisaient partie d’un gouvernement que la population a mis à la porte suite à de forts soupçons de mauvaise gestion, pour éviter de dire plus.

C’est un peu comme si les Suédois allaient chercher Georges Bush pour en faire leur Premier ministre ou si l’on nommait Madoff pour diriger la Grameen Bank.

Quand nous parlons de corruption, nous parlons de pots-de-vin, de fraude, mais aussi d’un système politique corrompu comme un logiciel d’ordinateur, incapable, incompétent.

Quand assumerons-nous notre destin de peuple, de citoyens ? Au 21ème siècle, nous avons la possibilité de nous gérer nous-mêmes, avec l’aide d’un État et d’une fonction publique qui concrétiseraient nos décisions de citoyens. Nous pourrions réaliser l’égalité demain matin, arrêter cette double corruption et commencer à vivre comme de vrais démocrates, nous gouverner nous-mêmes et pour nous, comme l’exige le principe de démocratie.

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Entendu cette semaine

A-t-on allumé un nouveau feu de paille ? Il faut applaudir les résolutions de fin d’année et, pourquoi pas, de fin de régime, particulièrement la création d’un registre québécois des armes à feu. Mais ce n’est pas suffisant. Cela n’assurera pas l’égalité entre les femmes et les hommes et n’effacera pas la violence, les discriminations et ne fera pas non plus disparaître la pauvreté. Il y a des mesures plus immédiates que les gouvernements ne prendront pas et que, malheureusement, les citoyens ne réclament pas avec suffisamment de conviction et de force.

En écrivant ces lignes, nous avons justement entendu un juge condamner le gouvernement à payer des dommages-intérêts de 1,2 million de dollars pour n’avoir pas réussi à protéger une femme et un enfant de la violence du père. Comprenons que non seulement les mesures politiques et sociales nécessaires ne sont pas prises, mais que légalement, nos gouvernants sont jugés, par un juge, coupables de ne pas les mettre en œuvre. Les intervenants (dans ce cas des agents de probation) n’ont pas alerté la police sur le caractère dangereux du père.

Il faut comprendre que le ministre responsable ne s’est pas assuré que de tels événements ne puissent se reproduire. C’est dire combien le retard sur la réalité est criant.

Quelques heures seulement après l’annonce du Premier ministre sur le registre québécois des armes à feu, l’espoir retombe : ce sera le registre que « nous pourrons nous payer… » Un bémol qui ressemble à un silence.

Les mêmes éteignoirs reviennent animer la crainte du progrès social. « Il y a un coût », nous dit-on. Un coût à l’égalité, un coût à la lutte à la pauvreté, un coût au respect de la nature. Ces discours n’ont pas de sens. Le progrès social rapporte : meilleure productivité, bénéfices accrus, diminution des coûts liés aux inégalités. Humainement, les bénéfices sont encore plus évidents : des vies épargnées et aussi moins de maladie, de criminalité, de mortalité. Tous ces coûts, sociaux et économiques réels pèsent sur le développement et l’épanouissement des sociétés.

Parmi les politiques, tous sont atteints. Pauline Marois nous met en garde : « oui, bien sûr, il y a des coûts », Legault réitère que « nous ne pouvons pas nous payer… » tel ou tel progrès ou encore invoque un principe un peu flou d’utilisateur-payeur qui pourrait fort bien confiner le progrès à ceux qui peuvent se le payer. Quant au docteur Barrette, il semble croire que le décodage du génome humain (qui avait été programmé par Bill Clinton) va nuire aux systèmes de santé publique. À cause de cette connaissance, selon le ministre, nous allons être contraints de fabriquer les médicaments pour chaque malade en fonction de son ADN…ce qui semble représenter un problème. C’est un peu comme dire que l’invention de la vaccination a obligé les médecins à arrêter les saignées, un remède bon marché qui s’appliquait à tout le monde. Ah ! le bon vieux temps.

Vu sur un mur : les affiches de Ontwatch,

Intentions


Imprimez-les, collez-les, créez, fabriquez la société.

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Bravo les filles !

Nous avons retrouvé la Josée Legault des grands moments à l’émission de Joël Le Bigot :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/

Nous sommes à la 40ème minute de la quatrième heure de l’émission du 15 novembre 2014.

Les statistiques qu’elle cite et celles que nous connaissons tous déjà à propos de la violence envers les femmes remettent effectivement en perspective l’administration de la justice et le besoin pressant de sa reconquête par la moitié féminine des citoyens.

Ajoutons que, comme les Grecs anciens le préconisaient, comme aussi nos lois le prévoient, accuser une personne pour des délits qu’elle n’a pas commis constitue aussi un délit. Ceux que l’on accuse peuvent aussi poursuivre les délateurs en diffamation et obtenir leurs noms. Quant à la présomption d’innocence, c’est un principe de droit qui doit diriger les tribunaux, pas obligatoirement les citoyens qui ont été témoins des faits. Si vous ou moi avons clairement connaissance de crimes, ou si nous en sommes vraiment des victimes, c’est un devoir de les dénoncer : nous ne sommes pas des tribunaux, nous ne jugeons pas, nous exposons des faits.

La police et les institutions de la justice doivent se réinventer afin que la moitié de l’humanité ne soit plus la victime de l’autre moitié, affiner les méthodes d’enquête et s’assurer que l’éducation commence tôt. Quand 90 % des agressions ne sont pas déclarées, tout incitatif à la dénonciation ne constitue pas une chasse aux sorcières. Ce premier décembre, des femmes indiennes ont battu un harceleur dans un bus. Même si nous sommes contre la violence, reconnaissons le courage de ces femmes et approuvons leur geste.

Il faut rapprocher ce que l’on a appelé « des dénonciations anonymes » de l’omerta omniprésente, partout dans le monde, particulièrement en politique. Tout le monde savait « pour Dominique Strauss-Kahn » nous ont dit les journalistes. Personne ne parlait. Le docteur Barrette, interviewé aux Francs-tireurs, nous dira lui aussi que tout le monde savait tout « pour Porter » avant qu’il soit nommé à la tête du CUSM. Pourquoi nous le savions ? ajoutera-t-il en substance, « parce que nous (les médecins), on fait tous des « Fellows » aux États-Unis » et on « connaissait même des gens de Détroit  » (où Porter a sévi). Si Porter est parvenu à la tête du CUSM, c’est, selon Barrette, la faute au conseil d’administration de MCGill…auquel ceux qui « savaient » n’ont évidemment rien dit.

Où tracer la ligne entre le risque de dénonciation calomnieuse et le silence coupable ? Certainement pas en se cachant derrière le principe – juridique – de la présomption d’innocence.

http://lesfrancstireurs.telequebec.tv/rubrique.aspx?id=2

http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7198483

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Couillard, économiste ou misogyne ?

L’une des premières cibles de Philippe Couillard a été les garderies. Quelques mois plus tard, la cible est atteinte : les femmes.

Pourquoi la plupart des pays progressistes ont-ils instauré des systèmes de garde ? Bien sûr, la socialisation des enfants était au programme, mais ce qui a été déterminant était de permettre aux femmes d’accéder au travail, d’être libres, économiquement et socialement, indépendantes de leur conjoint, tenter de partager l’énorme tâche « d’avoir des enfants » avec celui qui devrait l’assumer à parts égales.

Grâce aux garderies gratuites ou à faible coût, plus aucun mari ne pouvait dire à son épouse de rester à la maison parce que sa « lubie » d’aller travailler allait « lui » faire payer plus d’impôt. Sa femme devenait ainsi un contribuable comme les autres, et le coût d’élever les enfants quittait ses épaules pour s’appuyer sur celle des deux conjoints, la garderie devenant une dépense mineure.

Ce que fait monsieur Couillard vient détruire cette philosophie de développement et de libération. Les femmes gagnent toujours beaucoup moins que les hommes, parfois 60 % de moins et parfois moins encore.

L’argument de la richesse « du couple » ne tient pas. Bien des femmes dont le mari gagne bien sa vie voudraient travailler pour sortir de la maison. Même à l’époque où les femmes ont gagné la bataille des diplômes, le concept de la garderie conserve les mêmes buts, appelle les mêmes progrès, encore très loin d’être célébrés.

Comme les oppositions l’ont affirmé, l’impôt reste le moyen privilégié pour financer la société. La méthode Couillard va aussi détruire le système de garderie tel qu’il s’est développé en fonction des premiers impératifs. En changeant les règles, un nouveau système va s’installer en fonction de nouvelles données. À quand les garderies à l’image de nos polyvalentes ? Mais ce qu’il faut surtout dire, c’est que l’augmentation des frais de garderie vise avant tout les femmes.

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La gangrène

Une directrice d’une institution de santé publique est venue soutenir l’insoutenable devant les caméras de la télévision. Apparemment soumise à une quelconque idéologie tombée du ciel de Québec plus qu’à la compréhension de son rôle de directrice, elle a défendu les coupes claires dans le système de santé.

Le lendemain, c’est un autre cadre, cette fois de Radio-Canada, porte-parole (porte-parole ou comédien ? dit l’annonce), qui a cru pouvoir justifier le saccage du costumier le plus important en Amérique du nord. Des déficits mineurs (7000 $ il y a un an ou deux !) qui auraient pu, avec une saine gestion, se transformer en profit, ont été invoqués, sans conviction : le mobile est ailleurs.

Dans les deux cas, le plus désolant, ce n’est pas le désastre en lui-même : nous nous en sortirons bien un jour, comme pour Lac Mégantic. C’est l’extrême servitude affirmée par ces deux suppôts du pouvoir fédéral dont ils se disent détachés malgré les apparences.

Leur devoir était clair : c’était de défendre leur institution, de demander plus, d’exiger de leur gouvernement qu’il revienne sur une décision qui met manifestement en péril l’entreprise publique et méprise les citoyens pour lequel ils travaillent. Leur comportement est inadmissible, ne serait-ce que sur le plan de l’éthique. Ils travaillent pour qui, ces gens-là ? Pour la concurrence ? contre un projet social ?

Il est vrai que la photo du directeur de Radio-Can, Hubert Lacroix crânant, il y a à peine deux ans, devant un costume de Bobino – son idole – donne le ton et montre la force des convictions de la direction robotisée de la grande maison…

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La règle des trois S

Keep it simple… Après l’horreur de Lac Mégantic, le gouvernement fédéral songe à réembaucher des inspecteurs qu’il a lui-même licenciés pour des raisons…économiques. Il est vrai que les élections se rapprochent.

Warren Buffet, milliardaire, a une autre solution qui s’inspire sans doute des écologistes les plus enragés : faire rentrer dans l’économie les coûts de l’économie. M.Buffet a annoncé qu’il allait faire payer aux pétrolières 1000 $ de surcharge pour chaque vieux wagon de pétrole qu’elles mettront sur les rails de BNSF (ajoutant 1,50$ au coût du baril), sa société de transport par rail.

Cela coûte beaucoup moins cher que d’inventer de nouvelles structures comme celles qui ont laissé rouler les wagons de l’enfer jusqu’à l’extrême.

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Un pari

La police ne peut rien faire quand une femme est menacée par son compagnon. C’est la première phrase que j’ai entendue dans le commissariat de police d’Argenteuil, en France, alors que j’attendais une signature quelconque pour pouvoir travailler chez le photographe de la ville. J’avais seize ans.

2014, un « islamiste » québécois tue un militaire dans un parking de Saint-Jean sur le Richelieu. La police avait une caisse de soupçons, de pages Facebook et une tentative de départ vers la Syrie. Mais on ne peut rien faire contre les menaces et les craintes.

Parions que très vite, les menaces vont être prises au sérieux. Autant au sérieux que celles que l’on pourrait proférer à un agent dans un aéroport. Et alors, une loi va être votée pour assimiler ces craintes à des délits et arrêter ceux qui les profèrent. Et, pour le coup, les femmes seront enfin protégées par défaut, grâce à une loi canadienne contre les menaces terroristes… Parce que, dans la foulée, il faudra bien que ce type de loi s’applique aussi aux menaces faites aux femmes par leur compagnon.

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Au four et au moulin

Les employé(es) des garderies font des « brassées de lavage » durant les heures de « bureau » disait la ministre. Il faut donc en tenir compte dans leur rémunération…

Et le ministre Bolduc ? Il faisait bien « quelques » patients (plus ou moins 1500) pendant qu’il était député. Non pas ? Est-ce qu’on lui enlevé son salaire de député quand il faisait médecin et vice-versa ?

S’il faut une justice, s’il faut que chacun fasse sa part, peut-être faudrait-il que ceux qui prétendent ré-équilibrer le partage du fardeau social consultent un miroir. Qu’il s’agisse du million de Barrette (nous avons de bonnes raisons de croire que les membres de la Fédération des spécialistes tiennent compte du coût de leurs cotisations quand ils établissent leurs honoraires), qu’il s’agisse de la minuscule part des députés dans leur fond de retraite (que nous payons en fin de compte), qu’il s’agisse des avantages fiscaux (gains en capital, exemptions, subventions), ou encore des avantages « marginaux » de ces politiques qui empochent des sommes folles comme conférenciers ou conseillers privés, il faut tout revoir, sans s’acharner sur les plus démunis, ceux qui, si nous les aidions, pourraient enfin trouver une place et nous aider à rebâtir une société digne.

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Incendies

Maires des deux grandes villes du Québec, gouvernement provincial, ont condamné les syndicats. La technique ? Y mettre le feu, incendier les pompiers, allumer les policiers, éteindre les employés de l’état. En brulant les ententes sur les retraites, les gouvernements ont déclaré une guerre au peuple. Il fallait s’attendre à des manifestations musclées à la suite d’une telle révolution des relations de travail élaborées au fil des jeunes années du Québec.

Il fallait s’attendre, c’était voulu, que les gouvernements allaient, suite à ces manifestations, prendre des mesures disciplinaires iniques. Les employés et les ouvriers n’ont pas de canaux d’expression. Ils n’ont pas accès aux medias, et en sont réduits à des marches ou au collage d’affichettes sur les véhicules. Sans quelques renversements de barricades, un feu de pancartes au milieu de la rue, ils n’ont aucun pouvoir. Quand un gouvernement déchire des ententes signées ou supprime des services, que peut-on faire ?

Mais il ne s’agit pas que des retraites, il s’agit d’éradiquer le syndicalisme québécois. Labaume, Coderre, Couillard, Moreau et son gazon n’aiment pas les syndicats. Une grande partie de la population non plus. Présentés comme des empêcheurs, comme les responsables des hausses de prix, comme des sectes qui s’accaparent des meilleures emplois et des plus gros revenus, les syndicats et le syndicalisme en général sont devenus les boucs émissaires.

Dans la vraie vie, cependant, les pays les plus syndicalisés sont les plus riches, ceux qui accumulent le moins de jours de grève, ceux où les inégalités sont les moins criantes. Les syndicats sont des outils démocratiques puissants, réduisent les dissensions et participent au progrès social.

Le journaliste Antoine Robitaille notait justement que les plus grandes hausses des budgets gouvernementaux ont été provoquées par le sauvetage d’institutions bancaires, suite à de nombreuses malversations.

Il y a cependant un danger encore plus grand que la cupidité des banques : c’est la stupidité et la malhonnêteté des gouvernants, une saga révélée avec Gomery, a traversé Charbonneau et n’est pas prête de s’arrêter… Nous avons voté pour les mêmes.

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